Mais les nuages commencent à s'accumuler. Le gouvernement français prépare la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Dans quelques années, la plupart des congrégations religieuses seront contraintes de cesser leurs activités d'enseignement ou devront s'exiler. C'est ce que feront les Ursulines en allant s'installer à Mongrifone, près de Savone, en Italie. Toutefois, comme le montre une carte postale retrouvée derrière une boiserie de l'ancien réfectoire, cet exil n'était pas total et les liens restaient forts entre les expatriées et la maison mère. D'ailleurs la Sidoine continuait à vivre, sous la houlette de personnes laïques. Pendant la guerre de 14-18, après avoir servi un temps d'hôpital militaire, le pensionnat a de nouveau accueilli des élèves et a continué à soutenir le moral des troupes par l'envoi de colis de vêtements et l'entretien des uniformes.
A partir de 1918, les religieuses sont autorisées à revenir à la Sidoine pour reprendre leur activité première, l'enseignement. C'est un " nouvel âge d'or ". Les pensionnaires sont nombreuses. Certaines se préparent à être de bonnes mères de famille, d'autres à être religieuses. On devine, à travers les souvenirs des anciennes, qu'une ambiance exceptionnelle régnait dans ce pensionnat.
(Photos 7, 8,
9)
Malheureusement,
la guerre de 39-45 qui s'abattit sur l'Europe annonça le
déclin de la Sidoine. De nouveau hôpital
militaire, puis de nouveau pensionnat après la
défaite de juin 1940, il n'y eut pas d'autre âge
d'or ! En 1949, les Ursulines se résignèrent
à quitter cette belle propriété des bords
de Saône pour se regrouper à Lyon, dans ce qui est
aujourd'hui le collège Saint Marc (appelé
longtemps Sainte Ursule). Toutefois, telle le Phénix
renaissant de ses cendres, la Sidoine allait revivre. En effet,
les pères du Sacré Cœur d'Issoudun y
installent un pensionnat de garçons. Mais celui-ci n'y
resta qu'une petite vingtaine d'années. Un cours
commercial s'installa pour deux ou trois ans avant
d'émigrer sur Lyon en 1972.
(Photos
10, 11, 12)
Et puis vinrent
les " trente glorieuses " ! Grâce à une
opération immobilière audacieuse, les
écoles Saint Joseph et Saint Louis, trop à
l'étroit dans leurs vieux murs de la rue du
gouvernement, de la rue Montsec et de la rue du Bois,
s'installent à la Sidoine à partir de septembre
1973. Constructions, aménagements, transformations se
succèdent à un rythme effréné. Les
effectifs croissent et passent de 300 élèves en
1973 à près de 900 aujourd'hui. Pour la Sidoine,
le XX° siècle aura été riche en
événements, il aura vu se succéder quatre
établissements dans ses murs, mais dans la
mémoire collective des Trévoltiens, la Sidoine
reste un établissement vivant et dynamique, et jouant un
rôle important dans la vie locale.
(Photos
13, 14, 15)
Pour terminer ce
siècle, mentionnons quelques gros travaux
réalisés ces dix dernières années :
le restaurant scolaire en 1992, le CDI en 1995, le gymnase,
inauguré en février 2000, la construction de deux
nouvelles classes pour la rentrée de septembre 2000 et
enfin l'enrobé de la cour de récréation......................................
..........................................................
(Photos
16, 17, 18)